Vlissegem, Klemskerke et les dunes (jusqu'en 1886)
Bien avant la station balnéaire, deux villages de polder se trouvaient ici derrière une large ceinture de dunes.
- Pêcheurs et sauniers : dès l'âge du bronze et l'âge du fer, des pêcheurs et des sauniers vivaient autour de Klemskerke, et des vestiges romains y ont aussi été trouvés.
- Vlissegem (988) : sur un tertre à Vlissegem ont été trouvés des vestiges d'habitat des IXe au XIe siècles, et le village est mentionné pour la première fois en 988.
- Clemeskirca (1003) : Klemskerke est mentionné en 1003 sous le nom de Clemeskirca, l'église de Clément ; les endiguements des Xe et XIe siècles permirent un habitat permanent.
- Un hameau dans les dunes : là où se trouve aujourd'hui Le Coq, il n'y avait longtemps que quelques cabanes, protégées par les dunes qui préservaient aussi les villages de polder de la mer.
- La forêt de dunes : grâce à des plantations au cours du XIXe siècle naquit dans les dunes une grande forêt verte, qui marque encore le caractère du Coq.
La Concession et la Belle Époque (1886 à 1914)
Avec l'arrivée du tram, une station verte pleine de villas se développa dans les dunes, et elle caractérise encore Le Coq aujourd'hui.
- Le tram à vapeur (1886) : à partir du 8 août 1886, le tram à vapeur circula entre Ostende et Blankenberge par Bredene-village, rendant Le Coq accessible pour la première fois.
- Ouverture de la station (1888) : le 22 juillet 1888, la station balnéaire et son premier hôtel furent officiellement inaugurés.
- La Concession (1889) : par arrêté royal du 29 juillet 1889, les architectes Eduard Colinet et Passenbronder obtinrent en concession 50 hectares de dunes ; de là naquit le quartier de villas de la Concession.
- Un parc de villas : seul un sixième du terrain pouvait être bâti, et le plan d'urbanisme de Hermann-Josef Stübben de 1910 interdisait les immeubles élevés et préservait autant de bois que possible contre le vent.
- Casino (1899) : un casino fut construit en 1899, puis démoli dès 1929 ; ce sont surtout des Anglais et des Français qui venaient au Coq.
- Sint-Monicakerk (1902) : après la chapelle Saint-Willibrord de 1897, les pères augustins construisirent entre 1899 et 1902 l'église néogothique Sint-Monicakerk, agrandie en 1934.
- Le golf (1903) : pour attirer les touristes anglais, le roi Léopold II proposa en 1902 de transformer les dunes de Vosseslag en terrain de golf ; le Royal Ostend Golf Club fut fondé en 1903.
- La gare du tram (1905) : en 1905 fut ouverte l'actuelle ligne à double voie par Bredene-Bains ; l'ancienne gare du tram du Coq est la seule ancienne gare de tram de Belgique encore desservie par un tram régulier.
- Plus sur la Concession : les villas, la gare du tram et une promenade Belle Époque sont à découvrir sur la page consacrée à la Concession.
Albert Einstein au Coq (1933)
En 1933, Le Coq devint pour six mois le refuge du scientifique le plus célèbre du monde.
- Fuyant les nazis : lorsque Hitler prit le pouvoir en 1933, Albert Einstein, de retour d'Amérique, décida de ne pas rentrer en Allemagne ; il arriva à Anvers le 28 mars 1933.
- En tram jusqu'au Coq : Einstein prit le train jusqu'à Ostende puis le tram du littoral jusqu'au Coq, où il s'installa avec sa femme Elsa dans la villa Savoyarde, sur la Shakespearelaan.
- Visiteurs : au Coq, il reçut des amis comme les peintres James Ensor, Félix Labisse et Alfons Blomme et l'écrivain Aldous Huxley.
- Sous protection : à partir du 12 avril 1933, la gendarmerie du Coq fut chargée d'assurer discrètement sa sécurité ; Einstein partit en septembre 1933.
- La statue (2006) : depuis le 16 décembre 2006, une statue de Johnny Werbrouck sur la Normandiëlaan rappelle son séjour.
- Plus sur Einstein : toute son histoire et une promenade jusqu'à la villa Savoyarde et la statue sont à découvrir sur la page Albert Einstein au Coq.

Mur de l'Atlantique, libération et fusion
Après la guerre, Le Coq continua de grandir, et en 1977 il devint le chef-lieu d'une nouvelle commune.
- Le mur de l'Atlantique : pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Coq faisait partie du mur de l'Atlantique ; les hôtels furent réquisitionnés et la plage et les dunes étaient interdites.
- Libération (1944) : le 9 septembre 1944, Le Coq fut libéré par l'armée canadienne.
- Campings et bungalows : après la guerre furent construits de nouveaux lotissements, et à partir des années soixante des campings et un parc de bungalows.
- Vosseslag : le nom Vosseslag désigne le chemin à travers les dunes qui menait les pêcheurs de Klemskerke à la plage ; depuis les années soixante, c'est surtout une zone de camping.
- Fusion (1977) : en 1977, Vlissegem, Klemskerke et Wenduine furent réunies en une commune, Le Coq, avec la station balnéaire pour centre.
Phare de Vosseslag : le phare de Vosseslag vert et blanc est une œuvre de Guillaume Bijl et, depuis 2021, un belvédère librement accessible.